[Samedi 20 Octobre 2007]Chaque bonne chose a une fin. Malheureusement, la mienne n'a jamais commencé.

Je me souviens encore de ce que j'ai ressenti lorsque j'ai reçue cette place de concert en Juin, que je l'ai prise entre mes mains et que je l'ai regardé. Un mélange d'excitation, de stress et de bonheur. Je m'imaginais déjà entrain de vivre cet instant avec ces milliers de fans autour de moi. L'été passe à une vitesse inconsidérable. Nous sommes déjà en Septembre. Puis je fais la rencontre de quelques fans. Je ne pense qu'à ce concert. ll hânte mon esprit. J'ai hâte. La tournée française débute enfin. C'est bientôt notre tour. Moi aussi, j'aurai des photos d'eux sur mon ordinateur et des souvenirs pleins la tête. Mais en l'espace d'une seconde, tout s'écroule. Sur le coup, le choc a été difficile à encaisser. Mais en prenant un peu de recul, on se rend finalement compte que rien ni personne ne pourra remédier à ça. Et encore moins moi. Je ne vais donc pas m'apitoyer sur mon sort, cela ne servirait à rien. La première fois de ma vie où je les verrai sous mes yeux, sera pour une autre fois. J'attendrai le temps qu'il faudra. Parce que ce sont eux, et que je les aime.

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 18:01

Modifié le mercredi 04 juin 2008 06:24

[One Shot #9]Le feu qui semble éteint, dort souvent sous la cendre.

[One Shot #9]Le feu qui semble éteint, dort souvent sous la cendre.
- REVEILLE TOI TOOOM ! JE SUIS À LA DOUCHE ! QUELQU'UN FRAPPE À LA PORTE DEPUIS TOUT À L'HEURE !
- C'est bon putain ! Pas la peine de gueuler !!! Je suis réveillé en plus.


Je regarde l'heure. 13h48. Putain. Pour une fois que nous avons eu droit à une journée de repos, quelqu'un ose me réveiller, moi, Tom Kaulitz. En plus j'ai mal dormi. Et Bill qui est déjà à la douche. C'est bien la première fois que je le vois debout de si bonne heure. Je n'imagine même pas la nuit que Georg et Gustav ont passé ensemble. Entre un qui ronfle et l'autre qui n'arrête pas de bouger comme s'il se battait avec son ex, je ne vous raconte pas la nuit mouvementée. J'irai faire un tour dans leur chambre tout à l'heure. Rien que pour les faire chier. Et l'autre con ou conne qui tape toujours. J'arrive. Pas la peine de frapper comme un demeuré. Traînant des pieds, je me dirige lentement vers la porte de notre chambre d'hôtel. Alors que mes doigts se referment sur la poignée et que j'ouvre enfin, une paire de main charnue m'attrapa violemment le cou. Pris par surprise, je perdis l'équilibre et tomba en arrière, ma tête percutant la moquette. Involontairement, j'entraîna avec moi l'homme qui m'avait agrippé. Atterrissant violemment sur mes côtes, son poids me coupa le souffle. Mais l'inconnu se releva aussitôt et cria le prénom d'un homme. En effet, une seconde personne entra dans la pièce. A peine ai-je eu le temps de distinguer le visage dur et haineux de ces deux étrangers, qu'ils m'attrapèrent tous les deux par les bras pour me soulever. J'hurlai le prénom de mon frère, tentant de me débattre. Mais ma force, incroyablement pitoyable, ne servait à rien face à ces deux monstres. Le plus adipeux plaqua la paume de sa main contre ma bouche afin de me faire taire. J'entendis les pas de mon frère se précipiter vers nous. Puis un cri strident se fit entendre de la part de celui-ci. Sans réfléchir, je mordis rageusement la main de celui qui m'empêchait de respirer et me dégagea. Je me retourna vers mon frère qui restait immobile, les yeux grands ouverts. Mais l'un des deux hommes fut plus rapide que moi et me tira par une de mes dreads blondes. Un cri de douleur sortit de ma bouche.

- Ta gueule espèce de gamin !!! Putain Axel, mais bouge toi le cul bordel !

La fameux Axel se précipita alors sur mon frère. Je devina à quel point il lui prit les poignets sans aucune douceur étant donné la grimace de ma moitié.

- Vous n'êtes que des merdes vous et votre groupe de scheisse ! cria celui dont je ne connaissais pas le nom. Vous ne méritez pas ce qui vous arrive bandes de petits cons.
- Mais putain lâchez-nous espèce de connards !!!
hurlai-je sans pouvoir me retenir.
- Je t'ai dit de la fermer !!! Compris ?!! Bon putain, on a plus le temps là. On s'est fait repérer en bas. Faut qu'on se bouge.

Axel acquiesça, accompagna son mouvement de tête d'un large sourire et conclu par un « Il faut en finir ». Ces quatre médiocres mots résonnèrent dans ma tête. De simples mots qui, placés les uns à la suite des autres, formaient une phrase qui voulait absolument tout dire. Le visage de Bill se crispa. Je vis les larmes lui monter aux yeux. Pris d'une pulsion soudaine, je me débattis comme un ahuri et donna des coups de pied dans le vide. Je criai le prénom de Bill. Je n'arrivais plus à me contrôler. Surpris d'une telle agressivité, l'homme me lâcha. Je courus vers mon frère, de lamentables larmes coulant le long de mes joues. Je me sentais tellement faible et impuissant. Pour la première fois de ma vie, j'étais terrorisé. Ma respiration saccadée m'empêchait de garder mon calme. Je me rapprochais un peu plus de Bill, mais avant même que je ne puisse lui prendre la main, un coup de feu me stoppa dans mon élan. Immobile au milieu de notre chambre d'hôtel, une douleur de plus en plus intense se fit ressentir au milieu de mon dos. Mon corps tout entier se mit à trembler. Mes jambes ne me tenaient plus. Mes genoux percutèrent alors le sol. Je releva la tête vers le plafond, fermant les yeux. Je crus entendre mon prénom, mais je n'en avais pas la certitude totale. Le son de la pièce parvenait de moins en moins à mes oreilles. J'ouvris alors les yeux. Ma vue était de plus en plus brouillée. Je baissa la tête. Mon mouvement s'arrêta lorsque j'aperçus approximativement de longs cheveux noirs ébouriffés en face de moi. Malgré mes larmes et le trouble de ma vue, je reconnus mon frère qui s'agitait dans tous les sens. Je parvins à lui sourire légèrement. Comme en signe d'adieu. Puis je me laissa lentement tomber à terre. Je ne sentais plus mes membres. Je ne sentais plus aucune douleur. Je ne sentais plus rien. J'étais parti. Mes yeux s'ouvrirent subitement. Des gouttes de sueur glissaient le long de mon visage pour aller se loger dans le creux de mon cou. Ma respiration était irrégulière. Mon c½ur battait à une vitesse inconsidérable. Une fois calmé, je regarda autour de moi. J'étais dans le lit de notre chambre d'hôtel et je venais de faire un des cauchemars les plus horribles de toute ma vie. Il semblait si réel que j'avais l'impression de sentir une gêne horrible au niveau de mon dos. Je regarda l'heure. 13h47. Je fronça les sourcils. Bill n'était pas à mes côtés. J'entendis le jet de la douche couler. Soudain, on frappa à la porte. Mon c½ur fit un bond. Mon regard se figea. Les coups furent de plus en plus forts et insistants. Puis la voix de mon frère me fit sursauter.

- REVEILLE TOI TOOOM ! JE SUIS À LA DOUCHE ! QUELQU'UN FRAPPE À LA PORTE DEPUIS TOUT À L'HEURE !

*

J'espère que je ne vous ai pas trop déçu et que vous prendrez toujours autant de plaisir à me lire, malgré le temps que j'ai mis pour vous poster un nouveau One Shot.

[♪] Coldplay - Trouble

# Posté le mercredi 05 décembre 2007 13:22

Modifié le dimanche 17 août 2008 19:18

[Interlude #2]

[Interlude #2]
A partir d'aujourd'hui les journées raccourcissent. Dehors de gros nuages noirs approchent. L'abîme de la ville avale chaque larme qui tombe. Je ferme ma porte à clé, pas question de vous laisser voir que je n'en peu plus. Ici à l'intérieur il ne fait jamais vraiment jour. Ton image est en sécurité. Je la porte en moi. Au dessus de 1000 mers. Je distingue encore nos noms sur le mur et les efface d'un revers de main. Je me sens à l'étroit. Ici l'espace est rempli de toi et vide à la fois. Je tiens ta lettre dans ma main froide. La dernière phrase était si longue qu'elle continue à me brûler. Je la regarde. A chaque ligne, un sentiment meurt. Tu m'as dit : « Quand rien n'ira plus, je serai un ange, rien que pour toi, je suis là si tu veux, regarde autour de toi et tu me verras. » Mes yeux sont fatigués et cherchent du réconfort. Je me sens possédé et perdu. Oublié. Comme si je n'étais jamais né. Je ne peux plus dire qui je suis. Je n'arrive plus à me regarder. Tout ce qu'il y avait en moi, je ne le trouve plus. Tout était si bien. Tout, moi et toi. Un jour c'est trop tard. C'est le dernier jour. Il ne reste plus qu'un pas à faire. Malheureusement tu ne me laisses pas le choix. Cette blessure qui reste pour toujours. L'infini n'est plus très loin. Laissez-moi au moins être le seul ange en enfer. Tu seras toujours sacrée pour moi. Maintenant je m'abandonne pour toi. Je meurs pour notre immortalité.

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 18:14

Modifié le samedi 13 décembre 2008 10:27

[Jeudi 13 Mars 2008]Sa voix résonne encore dans mes oreilles. Leur musique vibre toujours au rythme de mon coeur. Ce souvenir subsiste encore et toujours dans mon esprit. Et il ne me quittera plus jamais.

[Jeudi 13 Mars 2008]Sa voix résonne encore dans mes oreilles. Leur musique vibre toujours au rythme de mon coeur. Ce souvenir subsiste encore et toujours dans mon esprit. Et il ne me quittera plus jamais.
6h00. Mon réveil sonne. Je dois me lever afin d'aller au lycée. Et oui, le jour du concert, j'ai un oral blanc d'Anglais à passer à 8h00. Je suis obligée d'y aller, mais je repartirais juste après. Euh...oui...je sèche les cours :$ En même temps, ça paraît évident et normal xD
7h20. Je prends le bus en direction de mon cher et tendre lycée --' J'habite à 20 minutes de celui-ci. Putain de flemme. Je veux aller au Zénith moi.
7h40. En attendant 8h00, je discute avec quelques potes. Je stresse. Je n'ai que le concert en tête. Je ne pense qu'à ça.
8h40. Je sors de la salle d'oral. Je suis plutôt contente de moi. Je pense que je me suis à peu près débrouillée, même si je n'étais pas tellement concentrée. Je sors du lycée et me rends à l'arrêt le plus proche. Je prends le bus de 9h15 pour rentrer à la maison.
9h45. Je suis chez moi. Je prépare mes affaires. Appareil photo. Bouteilles d'eau. Bouffe. Lunettes de soleil. Argent. Chewing-gum. Portable. I-Pod. Bon bref. Je me recoiffe. Je change de chaussures xD Putain, j'ai failli oublier ma place. Le truc indispensable quoi.
10h00. Je suis prête. Ma mère m'amène au Zénith de Montpellier qui est à peine à 20 minutes de chez nous. Ma soeur me rejoindra vers 13h00. Un devoir commun d'Allemand l'oblige à aller en cours. Ils n'auraient pas pu choisir un autre jour pour nous mettre des contrôles et des oraux --' Fait chier.
10h20. J'arrive au Zénith. Il y a déjà du monde mais pas autant que je le pensais. J'appelle Sofia. Elle est déjà dans la file. Je la rejoins après avoir un peu galérer pour la trouver. Heureusement que l'on s'est rencontrées en Septembre grâce à Internet. Bah oui... Personne autour de moi n'aime Tokio Hotel. Je suis seule au monde xD Je rencontre ses deux copines, Nina et Amandine. Très gentilles. Malgré la dure journée qui nous attend, je me sens tellement bien. Apaisée. Dans mon élément (l)
11h00. J'appelle Audrey. Une autre fan rencontrée sur Internet en Septembre également. Elle est devant nous dans la file. Impossible de la rejoindre. Les mecs de la sécurité n'arrêtent pas de nous ordonner de nous asseoir. Ils seraient même capables de nous demander de fermer notre gueule. Alors on se cale. On discute. On fait connaissance. On bronze. On se lève quand tout le monde se lève, même s'il n'y a rien à voir. Puis on remarque que derrière notre barrière, il y a un espace vide. Personne n'y va. Alors on décide de s'y rendre sans se faire choper par les mecs. Autant en profiter. On a galéré mais on a réussi ;) Une fois installées dans notre nouvel endroit, une mère agresse les filles à côté de nous. Jamais vu une femme aussi vulgaire. Elle n'arrête pas de les insulter en se plaignant que sa fille ne peut pas s'asseoir. Putain. Choquée. Les mères sont plus hystériques que leurs filles. Bref. On se cale à nouveau tranquillement, même si l'on est plus serrées. Mais peu importe, on a gagné pas mal de places sans que personne nous voient xD
13h00. Je décide de partir aux toilettes avec Amandine. Se sera plus facile pour ma soeur de me rejoindre. On arrive devant la file. Putain. Au moins 1h d'attente pour passer 5 minutes aux toilettes. Fait chier. Ma soeur arrive enfin. La flemme d'attendre debout pour les chiottes. On repart rejoindre les filles. J'ai galéré pour les retrouver. Trop de monde arrivé. Bref. Après avoir enjambé toutes ces barrières, on y arrive enfin. On fait de la place pour ma soeur puis on mange un morceau.
14h00. Incompréhension totale. Tout le monde se lève et avance. Comme une foule qui se précipite dans un magasin en période de soldes. Ca pousse. Ca crit. Ca bouscule. On se retrouve toutes debout et serrées les unes contre les autres. Certes, on a avancé et gratté quelques personnes, mais on ne peut pas se caler. Pas assez de place. Sol trop dégueulasse. Mais les mecs nous demandent de nous asseoir. On essaie tant bien que mal. C'est là qu'on apprend que des filles ont cassé une barrière, d'où ce soudain mouvement d'agitation intense. N'empêche qu'à cause de ces connes, on est trop mal installées maintenant. Il fait chaud. On est serrées au maximum. Mal au dos. Mal au cul. Bref.
15h00. On se relève. Tout le monde se bouscule à nouveau. C'est le bordel total. On est encore plus serrées. Impossible de s'asseoir. On est obligées de rester debout, collées les unes contre les autres. Tout ça à cause d'une barrière cassée. La file ne ressemble plus du tout à une file. Tant pis, faudra faire avec. Je m'engueule avec une vieille conne qui nous surveille comme si elle était de la sécurité. Quand je vous disais que les mères étaient plus hystériques que leurs filles. Bref. Je la laisse dans son trip et je l'ignore.
17h20. Putain. Plus de deux heures qu'on est debout, serrées comme jamais. Saturation. Puis les portes s'ouvrent. Ouf ! Par petit groupe, on rentre enfin dans le Zénith après contrôle des sacs. Même pas eu besoin de cacher mon appareil photo xD Ca y est, on est à l'intérieur. Pas mal de personnes sont déjà dans la fosse. On les rejoint en courant :D On se met à gauche, côté Tom. J'avoue qu'on voit plutôt bien la scène. On est bien placées et assez près. Je suis contente.
19h30. Environ deux heures qu'on est dans la fosse. En à peine une heure, il y a eu au moins une quinzaine d'évanouissements. C'est crevant de rester debout à attendre en se faisant bousculer et écraser de tous les côtés. Mais pour eux, ça en vaut la peine. Les lumières s'éteignent enfin. Des hurlements hystériques résonnent et envahissent le Zénith entier. Dans quelques secondes ils seront enfin là. Pour l'instant, seuls le léger éclairage bleu foncé qui dévoile le rideau et les lumières des portables qui flottent dans l'air, nous distrait. On attend. On stresse. On s'impatiente. Ca résonne. Ca hurle. Ca se bouscule. Puis le rideau tombe d'un coup. Des éclairages verts et jaunes et un décor argenté nous percutent en plein visage. C'est innatendu mais tellement impressionant. Les premiers accords de "Ich Brech Aus" se font entendre, malgré l'hystérie collective. Tom arrive en courant. Choc. Première fois de ma vie que je le vois en vrai. Putain. Il est tout près de moi. Enfin. Du moins pas trop loin ^^ Il observe la salle en souriant. Alors moi aussi je souris. Je suis heureuse. Je regarde plus à droite. J'aperçois Gustav. Certes il est assez loin, mais je peux le voir se déchaîner sur sa batterie. Encore un regard plus à droite. Georg. Baraqué ce mec. A fond sur sa basse. J'adore. Il est beau en vrai. Puis la voix de Bill vient accompagner la musique. Mein Gott. Je le vois. Il se rapproche. Une sensation indescriptible s'empare de mon corps tout entier. Je l'admire. C'est tellement étrange. C'est comme si je me rendais compte qu'il existait vraiment. Ce garçon qui semble tellement inaccessible est finalement là. En chair et en os, devant mes yeux remplis d'étoiles. Il est à quelques mètres de moi seulement donnant son maximum pour combler le public. Jusqu'à présent, je voyais tout ça en photo ou vidéo. Maintenant c'est mon tour. Après tout ce temps, moi aussi j'ai le droit de vivre en direct ce moment unique. Durant presque deux heures, ces quatre anges ne seront que pour nous. J'ai dû mal à réaliser. La seconde chanson débute. "Der Letzte Tag". Je suis contente qu'ils nous la jouent ce soir. Puis "1000 Meere" fait son entrée, accompagné de nos nombreuses étoiles fluorescentes. Tout simplement sublime. Petit moment intime entre Tom et sa guitare sur "Leb' Die Sekunde". Puis arrive "Totgeliebt". A un moment Bill parle. Du mal à comprendre ce qu'il dit, à part "Montpellier ça va" ? xD Il enlève sa veste. Hystérie totale. Pire même. C'est de la folie. Vient alors "Heilig". Puis défoulement sur "Schrei". Pour "Schwarz", Bill se trouve assis sur l'espèce de balcon. Il est assez haut quand même. Puis il se lève, marche et descend les escaliers pour rejoindre la scène. Il se la pète quoi ^^ Je rigole. Moment très plaisant sur cette chanson du premier album. Puis vient "Stich Ins Glück". Ensuite, grande agitation sur "Übers Ende Der Welt". Tous en choeur sur le fameux "Achtung, fertig, los und lauf". Enormissime. Ensuite arrive "Reden". J'ai bien rigolé sur cette chanson. Bill se moque gentiment de son frère, lui lance des regards et joue un peu la comédie. Ils sont adorables. Puis arrive "Wir Sterben Niemals Aus". On le sait ça. On vous fait confiance et on ne vous oubliera pas. Vous ne serez jamais seuls. Bill se trouve à nouveau sur le balcon pour "Spring Nicht". Grand moment d'émotion. Puis première fois qu'on entend "Geh" remixé. Vraiment pas mal :) Puis encore une chanson du premier album. "Ich Bin Nich' Ich". J'adore. On lève tous les mains en l'air sur la fameuse question que Bill nous pose "Wo Sind Eure Hände ?" Puis "Durch Den Monsun" arrive enfin. La chanson que tous les fans connaissent sur le bout des doigts. Alors on accompagne toutes notre chanteur qui nous laisse parfois nous débrouiller seules. Puis noir complet pendant quelques secondes. Avant le dernier refrain. Il y a seulement un décor de pluie sur l'écran derrière eux. Grâce aux flashs des appareils photos, je vois la silouhette de Tom immobile. Puis au loin, celle de Bill. Il s'avance très lentement et très sensuellement vers nous xD La voix de notre chanteur envahit de nouveau la salle. Il court vers le devant de la scène. Les lumières se rallument. J'adore. C'est trop excitant comme moment ^^ Puis l'ambiance se calme. Les dernières chansons arrivent mais je m'empêche d'y penser. Je veux en profiter jusqu'au dernier instant. Il partent en coulisses puis reviennent. Bill, accompagné de son frère, a une serviette autour du cou. Ils s'installent et les premières notes de "In Die Nacht" se font entendre. Grand moment de complicité entre les jumeaux. Très émouvant. Puis la chanson que j'attendais tant arrive enfin. Celle qui me dit tellement de choses. Celle que j'écoute beaucoup trop et en même temps jamais assez. Mes oreilles s'usent à l'écouter et mes yeux s'abîment à en pleurer. "Rette mich" *-* Musique et paroles simples. Pourtant elle reste ma chanson favorite. Surtout en live. Bill la chante d'une façon qui m'émeut encore plus. Moment magique. Paroxysme au plus haut. Déconnexion absolue. Mein Gott. J'en ai le souffle coupé et les larmes aux yeux. Puis moment unique sur "Vergessene Kinder". Bill s'avance vers nous et s'accroupit pour les dernières paroles. Il est sublime et tellement charismatique. On chante tous en choeur le dernier refrain. Comme dans l'album. Une fois la chanson terminée, ils retournent en coulisses puis réapparaîssent pour leur ultime chanson. "An Deiner Seite (Ich Bin Da)". Paroles sincères et tellement vraies. Des confettis argentés jaillissent de la scène sur le dernier refrain. Bill s'avance sur le devant de la scène et chante une dernière fois pour nous. On se rend compte que c'est la fin. Qu'ils vont partir. Qu'ils ne reviendront pas. Moment intense sur ces dernières secondes avec eux. Un des plus beaux instants de ma vie touche à sa fin. Une fin un peu trop rapide à mon goût. Alors je ferme les yeux et tente de graver à tout jamais dans ma tête, l'image de Bill sur scène, un grand sourire illuminant son visage fin.
21h20. On sort de la salle. Je ne veux pas la voir se vider alors je me dépêche de sortir. Je retrouve les filles. Nous sommes complètement épuisées de bonheur. Mais nous n'avons pas le temps d'échanger quelques mots. On doit partir. On se quitte en espérant se revoir assez vite. Nous sortons alors du Zénith avec ma soeur et allons derrière celui-ci. On voit quelques fans attendre derrière les grillages espérant que le groupe vienne les saluer. Moi j'en doute. Mais même s'ils venaient, on les verraient de loin. Alors je regarde une dernière fois le Zénith, les camions, les bus et les fans. Cette fois-ci, c'est vraiment la fin :( On s'éloigne.

Mes vidéos :

[x] Le rideau tombe.
[x] 1000 Meere
[x] Bill nous parle.
[x] Leb' Die Sekunde
[x] Heilig
[x] Schwarz
[x] Durch Den Monsun
[x] In Die Nacht
[x] Rette Mich [Bill est sublime à 1:28 de la vidéo. Ce passage me donne les larmes aux yeux.]
[x] A Deiner Seite (Ich Bin Da)

# Posté le vendredi 14 mars 2008 13:30

Modifié le jeudi 19 février 2009 12:22

[One Shot #10]Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.

[One Shot #10]Nous croyons conduire le destin, mais c'est toujours lui qui nous mène.
Dans les quartiers douteux de la ville de Berlin, un jeune garçon aux cheveux longs et à la démarche nonchalante, se dirigeait vers chez lui. Malgré son regard haineux, ses yeux laissaient deviner une grande tristesse. Deux ans qu'il ne mangeait plus à sa faim. Deux ans qu'il essayait de s'en sortir. Deux ans qu'il vivait seul dans ce minable taudis. Sa génitrice l'hébergeant jusqu'à ses 18 ans afin de ne pas passer pour une mauvaise mère, le vira de la maison le jour de sa majorité. Elle qui avait promis à son fils d'être toujours à ses côtés, le mit à la porte sans rien, trouvant sa fonction de mère parfaitement accomplie. Depuis ce jour-là, lui qui lui faisait entière confiance, tentait désespérément de survivre. Son père, décédé il y a dix ans d'un cancer, lui fit cadeau de sa précieuse basse juste avant sa mort. Chaque soir, il se retrouvait seul avec cet instrument. Son seul remède contre sa peine profonde. Son seul bon souvenir d'enfance. Son seul instant de bonheur. Une sensation de plénitude et de bien être l'envahissait chaque fois que ses doigts glissaient gracieusement sur les cordes de son instrument. Comme si ses problèmes et sa tristesse s'envolaient avec les notes qui s'échappaient de sa basse. Il se sentait dans un autre monde. Comme une drogue qui l'aidait à tenir malgré tout. L'image d'une piqûre de bonheur quotidienne. Il sait que de là-haut, son père l'écoute et veille sur lui. Malgré sa misérable vie, il est certain qu'il serait fier de lui. Alors il continue d'avancer et tente de s'en sortir un jour, même si l'espoir s'est éteint. Quelques mètres seulement le séparaient de chez lui. Mais lorsqu'il s'engagea sur le passage piéton, un klaxon le fit subitement détourner la tête en direction du bruit. Il n'eut pas le temps de réaliser qu'une grosse voiture noire fonçait droit sur lui tentant de freiner. Main en vain. Un violent coup au niveau des jambes le fit basculer sur le pare-brise. Après ce choc, il roula sur le capot et percuta le sol goudronneux. Il entendit deux portières claquer ainsi que deux voix d'hommes affolées.

- Oh mein Gott ! Oh mein Gott ! s'écria la première voix plutôt efféminée. J'ai tué ce type. Je l'ai tué putain !
- Bill tais toi ! On n'a pas le temps, il faut appeler le SAMU !!!
- Oui... d... d'accord ! C'est... b... bon alors... dépêche toi !
bafouilla le fameux Bill, au bord de la crise de larmes.
- Putain il est où mon portable bordel de merde ? Fait chier ! Reste à côté de lui Bill !!!

POV Georg

Je sentis une main froide tremblante se poser sur mon front et faire une légère pression dessus. Les doigts de l'autre main manucurée de cet individu passèrent maladroitement sur mon avant-bras. Non. Laissez moi crever. Rien que pour ne plus ressentir cette douleur qui emplit ma chair et mon âme chaque jour un peu plus depuis mon enfance. J'abandonne. Mon corps entier fut parcouru d'un frisson glacial. Mon c½ur qui battait à m'en exploser la poitrine, ralentissait petit à petit. Mes sens diminuaient un par un. L'odeur de la pollution de la ville n'atteignait plus mes narines.

- Oui s'il vous plaît c'est pour une urgence !

L'arrière goût de mon café pris il y a peu de temps se dérobait sous ma langue.

- Un homme d'environ une vingtaine d'années a été renversé sur le bord de la route !

Le bruit des voitures qui roulaient et klaxonnaient ne parvenait plus à mes oreilles.

- Comment voulez-vous que je sache où l'on est ? Je ne suis jamais passé par là auparavant bordel de merde !

Le doux contact de cet inconnu sur mon corps disparaissait peu à peu.

- Un quartier pourri en plein centre de la ville !!!

Les nuages au dessus de moi ne bougeaient plus et le ciel devenait flou.

- Dépêchez-vous, je ne sais pas s'il tiendra longtemps !

Mes yeux se refermèrent sans lutter pour rester ouverts. Le poids de ma souffrance accumulée depuis toutes ces années pesait désormais trop sur moi. Je me laissa partir. Cet accident était pour moi une belle occasion d'abandonner ce monde étant donné le peu de courage que j'ai eu pour le faire moi-même.

- Tom... je crois... qu'il... qu'il est m... mort.

En quelques instants, je me retrouva ailleurs. Comme dans un autre monde. Une lumière blanche aveuglante percuta mon visage. Le silence pesant de cet endroit étrange me rendait sourd. Je marcha lentement, cherchant le moindre défaut qui pourrait attirer mon attention. Alors c'est ça ? Ca y est je suis mort ? Une voix d'homme me fit sursauter. Je détourna la tête. Je ne vis rien.

- Georg...

Mon c½ur accéléra instantanément.

- Georg... Tu n'es pas seul...

Papa ?

- Tu n'as jamais été seul... J'ai toujours été là pour toi. Même lorsque je vous ai précipitamment quitté toi et ta mère. J'ai veillé sur toi jour et nuit et tu le sais mieux que personne. N'abandonne jamais Georg. Je ne t'ai pas éduqué comme ça. Permet moi d'être fier de toi pour toujours fiston. Permet le moi...

La blancheur insupportable de l'endroit palissait à vue d'½il, le silence se rompait lentement et je sentis le vide sous mes pieds. Je fus alors pris de vertige essayant vainement de me rattraper à quelque chose d'inexistant. Ma tête tournait et mes yeux roulaient dans leurs orbites. Subitement, tout se stoppa. Trou noir.

[...]

Des bips incessants. Une douleur inconnue au niveau de mes côtes. Une impression de ne plus pas avoir de bras droit. J'ouvris lentement les yeux. Trois visages flous se dessinaient de plus en plus nettement devant moi. Je rêve ou un mec avec du maquillage noir sous les yeux, un rappeur avec des dreads et une tête de bisounours avec une casquette se tiennent en face de moi ? Je referma instantanément mes paupières, préférant me remettre les idées en place et recommencer mon réveil. Je retenta l'expérience et constata avec surprise que je ne rêvais pas. Le sourire de ces trois personnes étranges s'allongeait de plus en plus. Ils me regardaient avec tant d'admiration que j'en flippais. Le visage du brun aux yeux noirs me disait quelque chose. Et comme s'il avait lu dans mes pensées, il prit la parole.

- Tu es enfin réveillé ! Tu sais, j'ai vraiment eu peur... J'ai cru que je t'avais tué. J'en ai pleurai tellement j'étais mal.

Oh doucement. Je viens de me réveiller. Laisser moi le temps. Je rembobine... Puis tout me revient. Je marche vers chez moi. J'entends un klaxon. Une voiture me fonce dessus. Je suis par terre... Et... mais...

- Je ne suis pas mort ? leur demandai-je subitement.
- Juste avant que les secours arrivent, on a cru t'avoir perdu, expliqua tristement le garçon aux dreads. Mais faut croire que tu es plus fort qu'on ne l'a cru.
- Je suis vraiment désolée,
intervint le brun, les larmes aux bords des yeux, je ne me serai jamais remis de ta mort. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je n'ai pas été assez attentif, je t'ai vu commencer à traverser, je roulais un peu trop vite, j'ai paniqué... oh mein Gott... si tu savais comme je m'en serai voulu...

Les paroles de ce garçon, pourtant inconnu, me touchaient profondément étant donné la sincérité de celles-ci. C'était la première fois que j'avais l'impression d'exister et d'être important aux yeux de quelqu'un. Je tenta de le rassurer.

- Ne t'inquiètes pas. Tout va bien maintenant. Plus de peur que de mal. Puis j'avoue que je n'étais pas très attentif moi non plus.

Il me fit un petit sourire timide.

- Je m'appelle Bill. Lui c'est mon frère jumeau Tom.

Il m'indiqua le mec aux dreads.

- Et voilà Gustav. Notre meilleur pote.

Je leur rendis leur sourire. Pas un sourire forcé ou crispé comme je le fais depuis toujours. Mais un sourire sincère et vrai. C'était la première fois depuis longtemps que je n'avais pas été aussi heureux. Certes j'étais à l'hôpital avec un bras cassé et quelques côtes brisées, mais une sensation que je ne connaissais pas s'installait confortablement en moi, pour ne plus vouloir en sortir. Je n'avais jamais eu de véritables amis et j'eus le pressentiment que ces trois garçons allaient le devenir, tant ils m'inspiraient confiance. Tom sortit de sa poche quelque chose que je ne parvins pas à distinguer. Il prit la parole.

- On s'est permis de prendre ton porte feuille pour savoir qui tu étais. Tu ne nous en veux pas ?
- Non pas du tout. C'est normal.
- J'ai supposé que tu étais un musicien étant donné le médiator que l'on a trouvé. En très mauvais état, il faut l'avouer. J'espère que ton instrument n'a pas la même allure.


Je me surpris à lâcher un petit rire.

- C'est une sorte de porte-bonheur que j'emmène partout avec moi. Mais je te rassure, ma basse se porte très bien.
- Tu fais donc de la basse. Moi de la guitare.
- Et moi je fais de la batterie,
intervint pour la première fois Gustav.
- Ben dis donc, j'ai affaire à une bande de musiciens. Ce n'est pas tous les jours que l'on en rencontre. Et toi Bill tu ne joues pas d'instrument ?
- Non très peu pour moi. Je suis le seul à bien chanter ici, alors je m'occupe de ma voix,
plaisanta avec emphase l'androgyne.
- Tiens pour ton anniversaire.

Mon anniversaire ? J'avais complètement oublié qu'on était le 31 Mars. La main de Tom me tendit un médiator beau et neuf. C'était la première fois, depuis l'âge de onze ans, que quelqu'un pensait à mon anniversaire en m'offrant un cadeau. Les larmes me montèrent aux yeux instantanément. Un cadeau pour mes 21 ans. J'avais l'impression de rêver et de retourner en enfance. Je me sentais comme un gamin voulant sauter au plafond.

- Comment avez-vous su ?
- On a un peu fouillé et trouvé ta carte d'identité.
- Ah oui, je me doute.
- D'ailleurs pas mal ta photo,
se moqua gentiment Bill.

Je lui tira la langue en souriant.

- Je ne sais pas quoi dire. Vous n'étiez pas obligés. On ne se connaît pas en plus... Ca me touche tellement...
- Disons qu'on voulait se faire pardonner de t'empêcher de jouer de la basse durant le prochain mois étant donné ton bras plâtré.


Ah effectivement. Je n'avais pas fait la relation.

- Vous allez me le payer les gars ! La basse m'est vitale, alors si je meurs se sera votre faute, m'écriai-je ironiquement.

Ils m'accompagnèrent dans mon fou rire, jusqu'à ce que Gustav prenne la parole.

- Lorsque tu sortiras de l'hôpital, viens chez moi avec ta basse. Les jumeaux passent chaque week-end. Se serait bien de se retrouver entre musiciens non ?
- Ca me ferait réellement plaisir. Merci beaucoup.


Je leur fis un de mes plus beaux sourires en signe de reconnaissance ne sachant quoi dire. J'avais comme la sensation que tout allait changer à partir d'aujourd'hui. Que ma rencontre avec ces trois garçons allait m'ouvrir différents horizons. Que les choses allaient se dérouler comme je le voulais. Que ma vie allait enfin prendre une tournure différente. En ce Lundi 31 Mars 2008, le jour des mes 21 ans, j'ai voulu perdre la vie. Mais un ange qui veille sur moi depuis toujours, m'a fait changer d'avis. Je ne le remercierai jamais assez de son geste. Vous savez pourquoi ? Parce que j'ai un pressentiment. Mais un bon pour une fois. J'ai l'impression que tout ira mieux grâce à ma rencontre avec ces garçons. En fait non. Je suis certain que tout ira mieux.

*

One Shot spécial Georg pour ses 21 ans. J'espère que vous ne m'en voulez pas de ma longue absence et que vous êtes tout de même contentes que je sois de retour parmi vous.

[♪] System Of A Down - Aerials

# Posté le lundi 31 mars 2008 14:18

Modifié le mardi 05 août 2008 07:08