[One Shot #5]Mieux vaut aimer en enfer qu'être sans amour au paradis./!\ Yaoï /!\

[One Shot #5]Mieux vaut aimer en enfer qu'être sans amour au paradis./!\ Yaoï /!\
Je ne suis qu'un con.

Flash Back

- Putain Bill, mais qu'est-ce tu fais ? cria Tom du rez de chaussé.
- Attends cinq secondes, je suis au téléphone,
répondit son frère de l'étage.
- Mais dépêche toi, on va rater la séance.
- Oui oui ça va.


Dix minutes plus tard, le fameux Bill, apparut dans les escaliers, sous les yeux remplis de colère de son double. L'androgyne déposa un léger baiser sur les lèvres douces de son amant, qui fit mine de ne pas y prêter attention.

- J'ai failli partir sans toi.
- Mais mon amour ne m'en veut pas, j'étais au téléphone avec Andréas.
- Oui comme toujours.
- Tu ne serais pas un peu jaloux par hasard ?
ironisa Bill.
- N'importe quoi. C'est juste que j'en ai assez que tu passes des heures au téléphone avec ce type. En plus, pour une fois qu'on peut sortir en couple ce soir.
- Oui je sais. Mais Andréas n'est pas un « type ». C'est mon meilleur ami et j'ai besoin de parler avec lui.
- Mais tu pourrais choisir un autre moment quand même. En plus, je suis là. Tu peux te confier à moi.
- Oui bien sûr, mais c'est différent. Toi, tu es mon copain. Andréas est mon meilleur ami. J'aime discuter avec lui pour demander conseil ou raconter des petits secrets que je n'oserais dire à personne d'au...
- Il me semble qu'étant ton copain, c'est à moi que devrait être destiné ce rôle,
l'interrompit Tom.
- Oui je sais mon c½ur, je ne te caches rien du tout, rassure toi. Mais parfois j'ai un peu de mal à te dire ce que je ressens. J'ai un peu peur de tes réactions. Mais ne t'inquiètes pas Tom, tu sais bien que je t'aime de tout mon c½ur et ça ne changera jamais. Je ne sais pas ce que je serai sans t...
- Putain, j'y crois pas. C'est la meilleure celle-là,
le coupa Tom une fois de plus.
- Tu vois, c'est à cause de ce genre de réaction que ça m'effraie.
- Mais enfin, comment veux-tu que je le prenne ? Tu es presque entrain de me dire que tu voudrais avoir ce mec comme petit ami.
- Arrête Tom. Tu deviens parano. C'est toi que j'aime et tu le sais. Je n'ai jamais fait allusion à ce que tu dis.
- Pourtant c'est ce que j'ai cru comprendre. Mais va le rejoindre si je ne suis pas assez bien pour toi.
- Mais enfin Tom !
s'énerva Bill. Arrête de raconter n'importe quoi.
- Mais putain, c'est toi depuis le début. Tu essayes de me faire comprendre que tu aimerais que je sois comme « ton » Andréas. Mais je ne suis pas comme lui et va falloir que tu t'y fasses.
- Mais je ne veux pas que tu changes. Je ne te reproche rien du tout. Je t'aime comme ça.
- « Comme ça » ? Tu ne peux pas m'aimer tout court ?
- Putain Tom, arrête ça va mal finir !!!
- Ecoutes moi bien. Cet Andréas commence réellement à me faire chier. Je te jure, je vais aller lui dire ce que je pense.
- Mais t'es malade ou quoi ? Je ne veux pas que tu ailles le voir. Tu vas te calmer maintenant.
- Tu ne veux pas que je le voie ? Et pourquoi ?
- Arrête, j'en ai marre.
- Ah mais oui je comprend. Tu veux aller le rejoindre c'est ça ? Ben vas-y !
- Putain mais je rêve là.
- Allez tires-toi bordel. Va le voir !
- Je ne te reconnais plus Tom.
- Non en fait, tu sais quoi ? C'est moi qui vais me barrer. Tu n'as qu'à appeler ce petit con puisque c'est tout ce que tu sais faire.
- T'as raison, casse toi puisque tu y tiens tant.
- Ouais c'est ça je m'en vais. Et je peux te dire que tu ne me reverras pas de si tôt.
- Tant mieux !!!


Fin du Flash Back

Je ne suis qu'un con. Un gros con. Un gros con lâche en plus. Putain de bordel de merde. Je viens de lui foutre mon poing dans la figure. Pour la première fois de ma vie, je viens de frapper mon frère jumeau. Mon amour. Ma moitié. Parce que comme d'habitude, je m'énerve pour des conneries. Moi et ma putain de jalousie de scheisse. Ecoutez tous ! Je m'appelle Tom Kaulitz et je suis raide dingue de mon frère. Mais je viens de lui démonter la gueule ce soir. Pourquoi ? Parce que je suis un gros connard jaloux. Et qu'est-ce que j'ai trouvé de mieux à faire, m'enfuir de la maison et le laisser agoniser sur le sol après lui avoir casser la gueule. Putain mais qu'est-ce qu'il m'a pris sérieux ? Je suis un salaud. Bill ne me pardonnera jamais. En même temps je le comprends. Oh putain, je suis dans la merde. Qu'est-ce que je vais faire ? Il faut que j'aille le voir. Oui je vais retourner à la maison. Le prendre dans mes bras. M'excuser autant de fois qu'il le faudra. Lui avouer à quel point je l'aime plus que tout au monde. Lui faire l'amour pendant des heures. Puis l'admirer dormir paisiblement, blotti contre mon corps. Oui c'est ça que je veux. Je le veux lui. Pour la vie. Je ne supporterai pas de le perdre. Bon, ça fait combien de temps que je suis parti ? QUOI ? Trois heures déjà ? Putain il doit s'inquiéter. Vite il faut que je me dépêche. Allez Tom, court. Court plus vite. Dépêche toi. Putain, voilà que je me mets à parler tout seul maintenant. Ah une flaque d'eau ! Ouf, évité de justesse. Putain j'en peux plus. Enfin cette foutue maison. Comment j'ai fait pour aller si loin sans m'en rendre compte ? Surtout que je déteste marcher. Bon, ouvrons la porte. Bill n'est plus à l'endroit où je l'ai laissé après l'avoir fra... Oui, enfin vous me comprenez. « BILL !? » Pas de réponse. Je tente une seconde fois. Rien. Encore une fois. Toujours rien. Mais il est où ? Je monte à l'étage. Personne. Mon portable, posé sur mon lit, attire mon attention. Je vais l'appeler. 22 appels en absence ?!! Oh putain ! Il va m'en vouloir à vie. Je suis foutu. Il ne me reparlera plus jamais. Mais non Tom, reprend tes esprits enfin. Tu l'appelles et tu verras bien. Ouais c'est vrai. C'est ce que je vais faire. L'appeler et tout s'arrangera. « Salut vous êtes bien sur la messagerie de Bill. Je ne suis pas là pour le moment, sûrement occupé à faire autre chose. Rappelez-moi un peu plus tard. Biiip » AHHHH !!! Je vais me buter. J'ai dit, tout s'arrangera !!! Putain j'en ai marre. Il faut que j'appelle Andréas. Bill est sûrement allé se réfugier chez ce con. Mais je n'ai pas eu le temps de composer son foutu numéro que notre téléphone fixe a sonné. Mon Biloooou !!!!!!!!!! Vite. Vite. Vite.

- MON AMOUR ?
- Mr. Tom Kaulitz ?
- Euh... oui.
- Bonsoir, je suis l'inspecteur Deckman. Excusez-moi de vous déranger à une heure si tardive, mais je suis malheureusement contraint de vous annoncer une mauvaise nouvelle.
- Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Euh... Pour tout vous dire votre frère Bill a eu un accident, il y a environ une heure.
- Qu... Quoi ? Com... Comment ça un accident ?
- Hum... euh... à vrai dire, enfin comment vous dire, votre frère est décédé suite à... hum... cette voiture qui l'a renversé sur le bord de la route... Le choc a visiblement été très violent... il n'a pas eu le temps de comprendre ce qu'il se passait... Je suis vraiment désolé Mr. Kaulitz.


Oh non c'est pas vrai. Dîtes moi que c'est un cauchemar. Tout ça n'est pas réel. Ce n'est que mon imagination. Oui c'est ça. Tout ça est faux. Il faut que je me réveille.

- VOUS MENTEZ ! VOUS MENTEZ ESPECE DE C...

Je n'ai pas eu le temps de finir, que de violents spasmes incontrôlables ont envahit mon corps entier. J'ai perdu l'équilibre. Ma tête a lourdement cogné contre le bord pointu de la commode.

- Mr. Kaulitz vous êtes là ?!

Je n'entends pas. Je ne vois plus. Je ne ressens rien. Ou du moins je ne sais pas ce que je ressens. De la colère ? De la tristesse ? De l'angoisse ? De la peur ? Je ne sais pas. J'ai mal. Tellement mal. Mes larmes ne cessent de couler le long de mon visage, vide d'expression et de sentiments. Comment est-ce possible ? Je ne peux pas y croire. Je n'y arrive pas. Je l'aime tellement. Plus que tout au monde. Plus que ma propre vie. Comment a-t-il pu me quitter si précipitamment ? Pourquoi m'a-t-il fait ça à moi ? Ma respiration se fait de plus en plus irrégulière. Je n'arrive pas à réaliser ce qu'il se passe. Je ne comprends plus. Des petites étoiles brillantes dansent devant mes yeux. Ma vue finit par se brouiller. J'ai tout à coup l'impression de recevoir un violent coup de pied dans la poitrine. Ma respiration se coupe. Je sens que je suis entrain de crever. Crever d'amour pour lui. Mes mains se refroidissent peu à peu. Mon visage pâlit à vue d'½il. Mon corps se crispe brutalement. Petit à petit, ma douleur se fait moins intense. Mon coeur va finir par exploser. Je le sais. Je suis entrain de partir. Je rejoins mon ange. Ma moitié. Ma vie. Bill et moi serons à nouveau réunis. Pour toujours. Un ange a inévitablement entendu ma détresse et décidé d'apporter un peu d'équité dans ce monde enivré d'injustice. Ne t'inquiètes pas mon amour. Je serai bientôt près de toi.

*

La fin de ce One Shot ne me plaît pas. Mais je vous la laisse tout de même telle qu'elle, en espérant qu'elle vous conviendra.

[♪] My Chemical Romance - I Don't Love You
# Posté le mardi 11 septembre 2007 15:57
Modifié le mardi 04 novembre 2008 13:38

[One Shot #6]La franchise ne consiste pas à dire tout ce que l'on pense, mais à penser tout ce que l'on dit.

[One Shot #6]La franchise ne consiste pas à dire tout ce que l'on pense, mais à penser tout ce que l'on dit.
An deiner seite, nur eine weile.
Du bist nicht alleine...

L'intensité de ma voix diminue peu à peu. La dernière note de Tom retentit. C'est fini. La foule applaudit, se déchaîne, et hurle à s'en briser les cordes vocales.

- Danke Schön !!!

Un infime sourire. Un ultime signe de la main. Un dernier remerciement. Et je disparais derrière les rideaux noirs qui séparent la scène des coulisses. Quelqu'un me tend une serviette et une bouteille d'eau. Je suis exténué. Les autres membres du groupe arrivent à leur tour. Après avoir soufflés un moment et s'être réhydratés, nous nous sommes tous les quatre dirigés en direction de notre immense loge respective. Tom se jeta littéralement sur le grand canapé noir en cuir, tandis que Gustav allumait la télévision.

- Tu fous quoi là Georg ? lui demandai-je, incrédule.

En effet, celui-ci restait planté entre le couloir et la porte, un sourire narquois aux lèvres.

- Non rien, commença Georg en riant, c'est juste que pendant tout le concert, je suis resté bloquer sur une fille. Je vous jure, j'arrivais même plus à jouer normalement tellement j'avais envie de rire.
- Développe,
intervint Gustav.
- Je me demande comment on peut avoir des fans comme ça.
- Oh, t'es méchant,
lui lançai-je ironiquement.
- Non mais si tu l'avais vu. Elle avait une façon de danser. C'était... comment dire ? Euh... terrifiant. Et à la fois... hilarant, raconta Georg, explosé de rire.
- Ah mais oui !!! Tu parles de la grosse en jaune tout devant ? s'exclama tout à coup Tom.
- Oui voilà ! En même temps, c'était difficile de la rater, rajouta Georg, toujours pris dans un fou rire incontrôlable, que Tom ne tarda pas à rejoindre.
- Putain, dommage que je ne l'ai pas vu. J'aurai bien rigolé. Mais il n'y avait vraiment aucune fille potable ce soir, remarquai-je.
- C'était l'invasion des gros thons !!! cria Gustav.

Tout le monde pouffa de rire. Après cette petite crise d'hystérie, nous reprîmes notre sérieux.

- On a quoi demain les gars ? demandai-je.
- Je sais plus, me répondit Tom. DAAAVIIID !!!

En quelques secondes, le David en question apparut dans la pièce.

- On fait quoi demain ?
- Vous êtes invités dans une émission de télévision.
- Pff... Putain ça fait chier. On va encore devoir répondre aux mêmes questions de tous ces cons,
se plaignit Tom. On ne peut pas annuler ?
- Non c'est impossible. Et n'oubliez pas que l'interview est en direct. Alors épargnez-moi vos caprices de star. Compris ?
- Ouais c'est bon ça va.
- Dernière précision. Une séance de dédicaces est évidemment prévue après l'émission.
- Et tu comptais nous le dire quand ça ? Putain, tu nous préviens toujours au dernier moment.
- Tom ! C'est comme ça et pas autrement.
- Ouais t'as raison. Bon vas-y dégages c'est bon.


David, qui n'ajouta rien de plus afin d'éviter que la situation empire d'avantage, s'éxécuta.

- Séance d'autographes de sheisse !!!
- Carrément. On va encore devoir supporter les hurlements de toutes ces folles,
lança Gustav.
- « TOM ! TOOOM ! ICH LIEBE DICH !!! », s'écria le dreadeux, imitant une gamine hystérique, sous les ricanements de ses camarades. En plus, elles croient que j'aime les entendre dire ça. Elles sont vraiment pathétiques.
- T'as raison. Si elles savaient ce que je pense lorsque je signe leurs putains d'autographes de scheisse,
rajoutai-je.
- Moi, elles me font pitié, rétorqua Georg.
- Bon les mecs, on rentre à l'hôtel ? proposa Gustav.

Tout en me levant, je pris la parole.

- J'espère que David a réservé un meilleur hôtel que celui de la dernière fois, sinon je l'étrangle. Parce que oser me prendre une chambre avec une salle de bain qui n'est munie que d'une douche, alors qu'il sait pertinemment que j'ai besoin d'un bain, c'est le comble. Parfois, c'est vraiment un incapable ce type.
- En plus, on était à l'étroit dans ces chambres,
ajouta Tom. On a besoin d'un minimum d'espace quand même. Et tu te rends compte que la télé n'était même pas à écran plasma ?
- Oui je m'en souviens,
répondit Georg. C'était inadmissible. En tout cas, ils ont intérêt à ce que notre étage soit vidé à notre arrivée. Il est hors de question de partager une fois de plus, un étage en compagnie de personnes dormant dans les chambres d'à côté.

Et la soirée dura ainsi jusqu'à ce qu'on arrive devant l'hôtel cinq étoiles. Sincèrement, j'en ai vu des plus somptueux. Je sens que je vais passer une mauvaise nuit. Putain, encore des « fans » qui attendent devant notre « superbe » hôtel. Un petit sourire et elles sont contentes. Voilà c'est bon. On peut y aller maintenant. Qu'est-ce que j'aimerais leur dire d'aller se faire foutre. Surtout à celle qui est entrain de pleurer. Se serait trop drôle. Après avoir échanger un « Bonne nuit » au reste du groupe, je me suis dirigé vers ma chambre et fit couler un bain moussant. Putain, ça fait du bien. Après ce petit moment relaxant, j'ai enfilé un boxer et me suis glissé dans le grand lit deux places. Mais quelques heures plus tard, un rayon de soleil très gênant, m'a obligé à quitter les bras de Morphée. Evidemment, j'ai passé une de mes plus mauvaises nuits. L'odeur de ces draps était absolument insupportable et les oreillers étaient aussi durs que de la pierre. Je pense que dormir sur le sol de cette foutue chambre aurait été plus bénéfique pour mon dos. Après m'être parfaitement habillé, coiffé et maquillé, je suis allé rejoindre le groupe afin de déjeuner copieusement.

- Putain, ils ne connaissent pas le Nutella ici ou quoi ? m'écriai-je.
- Dépêchez-vous les mecs. La limousine vous attend, lança David, ignorant ma remarque.

Une fois installé dans cet engin à quatre roues, que je ne qualifierai pas de limousine, étant donné sa taille plutôt moyenne, j'ai pris mon I-Pod et enfoncé les écouteurs dans mes oreilles. Un quart d'heure plus tard, nous étions enfin arrivés. C'est pas trop tôt. Nous avons donc pénétrés à l'intérieur du bâtiment et nous sommes rendus en coulisses. Une heure après, nous étions en direct devant des millions de gens. Après une série d'interrogations narcotique et sans intérêt, le présentateur nous posa une ultime question.

- Que pensez-vous de toutes ces fans qui vous suivent partout où vous allez ?

Comme d'habitude, je pris la parole et tenta de répondre, avec un grand sourire hypocrite aux lèvres.

- Evidemment, lorsque nous voyons toutes ces fans en bas de notre hôtel ou devant notre salle de concert, on ne peut qu'être contents. C'est incroyable de voir ce qu'elles seraient prêtes à faire pour nous voir quelques secondes.
- Oui c'est vrai,
enchaîna Tom, ces filles sont réellement incroyables et très attendrissantes. On ne se lassera jamais d'aller à leur rencontre. Grâce à elles, nous vivons un vrai rêve.

*

Je me suis éclatée à écrire ce One Shot. En espérant que nos vrais Tokio Hotel ne soient pas aussi odieux dans la réalité.

[♪] 30 Seconds To Mars - The Story
# Posté le dimanche 16 septembre 2007 08:58
Modifié le mercredi 07 janvier 2009 17:20

[Interlude #1]

[Interlude #1]
Merci pour les merveilleux commentaires que vous laissez et pour votre fidélité (l) N'hésitez pas à laisser une trace de votre passage. Je ne suis pas là pour la gloire ou un nombre incalculable de commentaires, mais ça fait toujours plaisir de lire vos sentiments à propos de mes écrits. Que vos réactions soient bonnes ou mauvaises, tant qu'elles sont constructives et qu'elle peuvent me faire avancer, ça me va parfaitement. Alors merci beaucoup à toutes. Je ne sais vraiment pas quoi vous dire d'autre, mise à part que vous êtes géniales.
# Posté le mardi 18 septembre 2007 15:07
Modifié le samedi 13 septembre 2008 20:39

[One Shot #7]Chaque matin est une naissance qu'il faut découvrir et aimer.

[One Shot #7]Chaque matin est une naissance qu'il faut découvrir et aimer.
En cette saison d'été caniculaire, le soleil ne semblait toujours pas décider à se manifester entre les stores transparents de cette pièce, envahit d'un brouhaha incessant. Pourtant, malgré l'effervescence et l'agitation constantes de cette salle, le temps paraissait s'être arrêté. Pour cet homme seul, assis sur une des nombreuses chaises, les secondes avaient l'air de s'être transformées en heures. Quelques gouttes de sueur coulant le long de son cou, il attendait, le visage enfoui dans ses mains. S'il restait une seconde de plus en compagnie de ces gens accablants, il allait craquer. Il voulait s'aérer. Bouger. Se dégourdir. Mais il ne pouvait pas. Il n'avait pas d'autre choix que de rester là. S'il se permettait de quitter son siège, ne serait-ce que quelques instants, risquant de manquer ce moment qu'il attend depuis si longtemps, il s'en voudrait pour la vie. Il n'avait pas le droit. Il se l'interdisait. Il restait donc immobile. Tentant de vider son esprit des milliers de questions qui s'entrechoquaient violemment dans sa tête. Il s'impatientait de plus en plus. Depuis combien de temps était-il ici ? Il n'en avait pas la moindre idée. La seule chose dont il pouvait être sûr, était qu'il vivait à cet instant le pire comme le meilleur moment de toute son existence. Son c½ur battait intensément. Ses mains tremblaient. Sa jambe droite bougeait toute seule. Pourquoi se mettait-il dans cet état ? Il se trouvait si pathétique. Mais peu importe. Bientôt, il connaîtrait enfin le verdict de ce long calvaire. Quand il la verra, il devinera de suite. Il en est certain. Son visage angélique trahira la surprise. Il essayait de l'imaginer dans ses bras. Lui ou elle. Il ignorait encore son identité exacte. Mais d'un moment à l'autre il saurait enfin. L'entente de son nom lui fit précipitamment relever la tête. En face de lui, un homme grand, muni d'une blouse blanche, lui fit signe de le suivre. Il s'exécuta sans discuter. Plus il avançait en direction de ce qui l'attendait, plus la célérité de son c½ur accélérait. Il parvenait de moins en moins à se contrôler. Pourtant, il ne perdait pas ses moyens si facilement. Il lui en fallait beaucoup, car au fil des années, il avait pris l'habitude de gérer toute angoisse qui montait en lui. Mais là, c'était différent. Aujourd'hui était un jour spécial. Nouveau. Inédit. C'était la première fois. Et comme toutes les premières fois, il avait peur. A chaque pas de plus, il voyait cette porte se rapprocher. Il n'était pas prêt. Tout allait trop vite. Pourquoi ce temps qui semblait s'être arrêté, s'était-il tout à coup remis en marche ? Il voulait reculer. Faire demi tour. S'enfuir. Mais il ne contrôlait plus ses jambes. Malgré sa réticence, elles continuaient de le faire avancer. C'était fini. Il était arrivé. L'ouverture de la porte laissait entrevoir une chambre d'une blancheur aveuglante. Mais au milieu de celle-ci, dans un lit étroit, elle était là. Mais cette fois, elle ne se trouvait pas seule. Elle serrait dans ses bras protecteurs un petit être fragile. Il regarda son visage. Il avait compris.

- Toutes mes félicitations ! Votre bébé est en parfaite santé.

Il s'approcha et détourna la tête en direction de la fenêtre. A travers les rideaux blancs, un rayon de soleil fit enfin son apparition. Un large sourire se dessina alors sur ses lèvres. En ce beau matin d'été, la fille du célèbre bassiste Georg Listing, était née.

*

Comme vous le savez, j'ai dû mal à écrire en ce moment. Peu à peu, l'inspiration revient. Mais s'il vous plaît, ne soyez pas trop sévères pour ce One Shot. Ne me faîtes pas pleurer.

[♪] Radiohead - Creep
# Posté le lundi 01 octobre 2007 13:49
Modifié le dimanche 19 octobre 2008 09:40

[One Shot #8]L'homme choisit son chemin dans la vie et le destin est ce qu'il trouve au bout.

[One Shot #8]L'homme choisit son chemin dans la vie et le destin est ce qu'il trouve au bout.
- Papa, mais dépêche toi un peu !!! Il va y avoir trop de monde si on ne part pas de suite.
- Oui j'arrive.


Flash Back

Allez... décroche s'il te plaît... Allez...

- Allo ?

Merci mon Dieu.

- Ben dis donc t'en as mis du temps avant de répondre !
- Désolée mais j'étais entrain d...
- Oui oui d'accord ! Et tu sais pas quoi ?
- Non dis moi...
- Mon père vient de rentrer de son voyage en Allemagne.
- Et ?
- Lui qui n'est jamais à la maison et qui oublie constamment la date de mon anniversaire, vient de m'offrir pour mes 16 ans le plus beau cadeau du monde ! Devine ce que c'est.
- Euh... le sosie de Bill Kaulitz ?
- Très drôle...
- Non sérieusement, je n'en sais rien du tout. Dis moi.
- Ecoute bien, tu vas être choquée. Dans trois semaines, je vais au concert de Tokio Hotel à Stuttgart !!!
- Hein ? Mais pourquoi ?
- C'est tout ce que tu trouves à me dire ?
- Euh... non... désolée, mais je ne comprends pas. Je croyais que tu n'avais trouvé aucune place.
- Oui c'est vrai. A Bercy, tout était complet. Et ma mère ne voulait pas que j'aille voir un de leurs concerts en Allemagne. Mais finalement mon père est arrivé hier soir avec en main deux magnifiques places. C'est génial non ? En plus, ce n'est pas très loin de chez nous Stuttgart.
- Oui mais venant de la part de ton père, c'est assez étonnant. Puis comment a-t-il fait pour les trouver ?
- On s'en fout de savoir pourquoi et comment mon père a eu ces places. L'essentiel, c'est que j'aille les voir non ?
- Oui tu as raison. Excuse moi. Ta s½ur t'accompagne ?
- Bien sûr. Mais c'est dommage, j'aurais aimé qu'on y aille ensemble.
- Tu sais bien que je n'ai rien contre ces Allemands, mais non merci. Je préfère laisser ma place à ta petite s½ur.
- Tant pis pour toi. Tu le regretteras un jour.
- N'importe quoi.
- Mais je rigole. Bon je te laisse. On se voit demain de toute façon.
- Pas de problème. Bisous.


Fin du Flash Back

- PAAAPAAA !!!
- C'est bon, je suis là. Allez en route.
- C'est pas trop tôt.


Le soleil n'est pas encore levé. De fines gouttes d'eau s'écrasent délicatement sur le pare brise de notre voiture. A l'extérieur, l'air est glacial. Et pourtant, malgré ce temps déprimant et ce chauffage qui ne parvient pas à réchauffer mon corps, j'ai l'impression de bouillir de l'intérieur, attendant à tout moment l'explosion d'un volcan, qu'il me serait impossible de contrôler. C'est la première fois de ma vie qu'une telle sensation s'empare de moi. C'est si étrange et à la fois tellement enivrant. Si tous les évènements de ma vie réussissaient à me rendre aussi heureuse, je suis certaine qu'ils m'auraient achevé aussitôt. A chaque mètre de plus que la voiture parcoure, mon c½ur s'emballe d'avantage. J'ai envie de crier. Crier que je suis la plus heureuse du monde. Crier que je les aime. Crier que eux, c'est ma passion. Mais pour la sécurité et la tranquillité des oreilles de mon père et ma s½ur, je décide de m'abstenir à faire éclater ma joie, que je qualifierais d'indescriptible. A ce moment là, rien ni personne ne réussirait à faire disparaître mon sourire. Ma tête est vide de tout et à la fois emplie de rien. Des images utopiques, des sensations fantaisistes, des souvenirs imaginaires. J'invente, je rêve et j'extrapole tout ce que je vais vivre dans quelques heures. Je ne peux m'en empêcher. J'ai tellement hâte de vivre ce moment. Rien d'autre n'aurait pu me faire plus plaisir que cette surprise venant de mon père. Comment ces quatre garçons font-ils pour me faire ressentir autant de choses ? Pourquoi sont-ils les seuls à pouvoir me rendre aussi heureuse ? Que serais-je devenue sans la découverte de leur musique ? Il m'est impossible de répondre à toutes ces questions. Je ne peux pas. Je n'y arrive pas. Mais tout compte fait, à quoi bon essayer de comprendre ? Il paraît que dans la vie, tout ne s'explique pas. Et je peux vous dire qu'à cet instant même, je n'ai jamais autant cru à ce que ma mère m'avait dit un jour. Le vocabulaire de la langue française n'est sûrement pas assez abondant et fastueux pour décrire l'excitation qui m'envahit. Une excitation qui grandit tellement vite parallèlement aux minutes qui passent si lentement. Je regarde avec lassitude les traits blancs de l'autoroute qui apparaissent aussi vite qu'ils disparaissent. Et pourtant, malgré mon ennui et mon impatience, un sourire ne cesse d'illuminer mon visage. Alors que certains ne parviennent pas à afficher le moindre enjouement, d'autres n'ont même pas à simuler un quelconque bonheur. D'autres comme moi. Je n'ai jamais été aussi euphorique sans faire semblant. Mais il est vrai que malgré ma joie intense, je ne peux m'empêcher d'avoir un léger pincement au c½ur. C'est toujours pareil. Des mois et des mois d'attente pour une chose qui nous transportera au septième ciel pendant seulement quelques minutes, voire quelques secondes. Pourquoi ne pourrait-on pas intervertir ? Les gens déprimeraient moins. Mais malheureusement, personne ne pourra modifier ce que la vie a décidé de rendre injuste. Alors j'évite d'y penser, et profite de l'instant présent. Le temps commence réellement à se faire long. Du moins pour ma s½ur. Nous avons à peine fait la moitié du chemin, qu'elle se plaint déjà qu'elle en a assez. Elle n'est jamais contente. Il suffit simplement qu'elle pense à la récompense qui l'attendra, une fois ces longues heures de calvaire écoulées. En tout cas, c'est ma façon de raisonner. Je décide donc de me replonger dans mes pensées tout en observant le ciel légèrement rougit par le lever de soleil. Mais soudainement, j'entends le bruit de cette voiture. Je sens la douleur de la portière s'écraser contre ma hanche droite. Ma tête bouge et se cogne. Mes oreilles ne parviennent plus à entendre quoi que se soit. Je n'ai pas le temps de réaliser ce qu'il se passe. Tout va tellement vite. Les arbres tournent et se tordent autour de moi. Et là, je me rends compte que des larmes s'échappent de mes yeux. Des petites perles qui s'égarent sur mon visage, désormais méconnaissable. J'ai mal un peu partout. Au bout des doigts, et au bout des pieds. Dernier coup. Arrêt immédiat. Trou noir.

[...]

La nuit tombée, toutes ces filles, se déchaînant dans cette salle de concert sur la musique de leurs idoles, n'ont jamais su qu'une adolescente de leur âge, au sourire éblouissant, n'était jamais venue. Ces quatre artistes, donnant le maximum pour combler leur public, n'ont jamais su qu'une de leur plus grande fan, aux yeux remplis d'étoiles, était absente. Ces gens, heureux de partager ce moment unique, n'ont jamais su qu'une jeune fille était morte, en se rendant vers son rêve.

*

Je suis vraiment désolée si j'ai traumatisé quelques unes d'entre vous. Ce n'était en aucun cas mon intention. Pardonnez moi.

[♪] Nada Surf - Always Love
# Posté le dimanche 14 octobre 2007 13:18
Modifié le mercredi 07 janvier 2009 14:10