[Wilkommen]Le talent d'écrire ne consiste après tout que dans le choix des mots.

Par quoi commencer ? Peut-être par présenter mon blog dédié au groupe de rock Allemand Tokio Hotel. J'ai 18 ans, j'aime écrire et je suis une fan inconditionnelle de leur musique depuis Janvier 2007. Mon blog ne sera pas une fiction mais contiendra des histoires sur nos quatre artistes pouvant aller de une à plusieurs parties car j'aime traiter des sujets différents et indépendants les uns des autres. Je déteste les histoires qui mettent en scène une fille ayant une liaison amoureuse avec un des membres du groupe, donc pas de ça chez moi. Certains de mes écrits seront également des histoires Yaoï. C'est à dire, une mise en scène explicite de relations homosexuelles entre hommes. En l'occurence, les jumeaux Bill et Tom. Je suis d'ailleurs inscrite sur ce fabuleux forum Yaoï. Je vous informe qu'il se peut que je favorise parfois Bill, étant donné qu'il se trouve être mon favori du groupe. Le nom de mon blog a un sens bien précis. En Allemand, "Fantasie" signifie "Imagination". J'ai remplacé le "s" par un "z" afin de rendre le mot plus original. Ce nom correspond bien au blog, étant donné que j'ai intêret à faire preuve d'inventivité pour vous surprendre. La date de création de mon blog n'est pas non plus une coïncidence. Samedi 1er Septembre 2007 est en effet une date importante pour les frères Kaulitz. Mais je n'oublie pas Gustav et Georg. Je voulais seulement spécifier que le groupe était entièrement majeur depuis cette date. Avant de terminer, je souhaiterais vous faire part de quelques précisions. Je n'accepte aucun ami. A chacun de mes nouveaux écrits, je mettrai un proverbe en rapport avec l'histoire et j'ajouterai également en bas de l'article, une chanson, qui n'aura pas forcément un rapport avec le thème de mon histoire, afin de vous faire partager mes goûts musicaux. Je vous souhaite à toutes une bonne lecture. Et s'il vous plaît, soyez indulgentes.

Sommaire

Page 1




- One Shot #11 /!\ Yaoï /!\ Nous avons tellement de façons complexes d'aimer et un seul mot simple pour l'exprimer.
- Three Shot /!\ Yaoï /!\ Âmes sensibles s'abstenir ! Désirer son regard et s'y perdre sans hypnose. Une partie de l'histoire a été effacée à cause d'une erreur de manipulation. Et il m'est impossible de la remettre. Si quelqu'un la veut, qu'il me la demande par message. Merci !
- The End

# Enviado el viernes 31 de agosto de 2007 18:35

Modificado el martes 08 de septiembre de 2009 05:37

[One Shot #1]La difficulté se trouve dans l'absence de quelque chose de tout simple.

[One Shot #1]La difficulté se trouve dans l'absence de quelque chose de tout simple.
- Joyeux anniversaire Bill !!!

Faisons comme si j'étais surpris.

- Waouh... mais qu'est-ce que... qu'est-ce que vous faîtes tous là ?

J'avoue, j'étais plutôt doué au jeu du faire semblant d'être étonné et heureux devant les gens que j'aime.

- Nous avons voulu te faire une surprise, répondit ma mère.
- Tu ne croyais quand même pas qu'on allait oublier ton anniversaire ? me lança Gustav.
- Non ce n'est pas ça, mais je ne m'y attendais pas. Vous êtes géniaux, merci beaucoup.
- C'est normal, faut fêter ça mec. T'es enfin libre
, ironisa Georg.
- Oui, c'est vrai. Tu as raison.

Bon certes, j'avais entendu ma mère et mon meilleur ami, Andréas, parlaient de cette grande surprise qu'ils réservaient pour mes 18 ans, mais j'ignorais quels étaient les gens qu'ils avaient invité. J'ai alors balayé le salon de ma maison d'un ½il attentif. Nous étions au moins une trentaine. Ainsi qu'un grand buffet qui avait l'air très appétissant. Derrière Georg et Gustav, Andréas me fit un de ses plus beaux sourire, que je lui rendis. Je vis ensuite une partie de ma classe de l'année dernière. Je ne les avais pas vu de tout l'été. C'est fou le nombre de gens qui ont pu venir pour moi. Il y a même des personnes que je connais seulement de vue. Ma mère, qui me regardait attentivement, s'approcha de moi.

- Mon poussin, qu'est-ce que tu grandis vite !
- Maman, arrête de m'appeler comme ça s'il te plaît. Je ne suis plus un enfant. Et encore moins un oiseau.
- Je sais mon poussin, mais j'aimerais tellement que tu redeviennes mon petit bébé. Regarde comment tu es devenu maintenant. Un beau jeune homme. Saches que je suis fier de toi.
- Merci maman.


Voyant que je baissais la tête et qu'aucune autre parole ne sortait de ma bouche, ma mère s'avança un peu plus près de moi.

- Je sais que tu aurais voulu que tout se déroule autrement. Mais essaie de ne plus trop y penser ce soir.
- Ne t'inquiètes pas. Ce n'est pas très grave. Je suis habitué.


Un sourire triste aux lèvres, elle me prit dans ses bras et me serra contre sa poitrine.

- Je t'aime mon poussin.
- Moi aussi je t'aime maman.


Après ce petit échange avec ma génitrice, je suis allé remercier un grand nombre de personnes présentes, puis me suis jeté sur le buffet. Oui je sais. J'ai 18 ans ce soir et tout ce que je trouve à faire, c'est manger. Manger pour oublier. Tout le monde s'est démené pour moi, mais je n'ai pas la tête à faire la fête. A vrai dire, depuis l'âge de 16 ans, je n'aime pas fêter mon anniversaire. Il y a deux ans, ma mère m'a annoncé une nouvelle qui a littéralement bouleversé ma vie. Apprendre l'existence d'un frère m'a fait un énorme choc. Je savais que mon père s'était tiré du jour au lendemain lorsque j'avais deux ans. Un classique me diriez-vous. Mais j'ignorais que cet homme avait emmené mon frère jumeau. Je n'en veux pas à ma mère de m'avoir caché ce secret pendant toutes ces années. L'absence d'un de ses fils a tellement dû la faire souffrir, qu'il m'était impossible de lui en vouloir. Désormais, tout ce qui importe, c'est que je le retrouve. Tom. Ce prénom qui résonne dans ma tête depuis deux ans. Avec l'aide de ma mère, nous nous sommes démenés afin de retrouver mon père et mon frère. Sans succès. Ma mère n'a jamais su où son ex mari s'était barré. J'ai l'impression d'étouffer et de manquer d'une pièce essentielle pour survivre. Sans lui, je ne suis rien. C'est tellement étrange. Je ne sais pas qui il est, et pourtant, j'ai l'impression que si je le vois, je pourrais le reconnaître de suite. Des milliers de questions auxquelles je ne peux répondre se bousculent dans ma tête. Où est-il ? Sait-il que j'existe ? Est-il heureux ? Fête-t-il aussi son anniversaire en ce moment ? Une larme s'égara accidentellement sur ma joue. Je la fis disparaître d'un revers de main avant que quelqu'un ne s'en aperçoive. Une main posée sur mon épaule me sortit de mes pensées. Andréas.

- Bill ça va ?
- Euh... oui oui pourquoi ?
- C'est à lui que tu penses ?


Je ne répondis rien et me contenta d'acquiescer désespérément, sentant les larmes me monter aux yeux.

- N'y pense plus Bill. Du moins pour ce soir.
- Oui j'essaierai.
- Allez viens. Tes cadeaux ne demandent qu'à être ouverts. Surtout le mien.


Un sourire timide apparut sur mon visage. Tout le monde se regroupa autour de moi. Lorsque je tendis ma main vers l'un des cadeaux, je sursauta au retentissement de la sonnette de la porte d'entrée. Mäx, un gars de ma classe que j'apprécie bien, se dévoua pour aller ouvrir. Je pris donc l'un des paquets et commença à arracher comme un sauvage l'emballage. Un tee-shirt. Celui que j'avais vu dans la vitrine de mon magasin de fringues préféré. Hélas ce jour-là, je n'avais plus d'argent.

- Merci beaucoup Gustav !!!
- De rien, Bi...
- BILL !!! JE CROIS QUE C'EST POUR TOI.


Pour moi ? Je me dirigea vers la porte d'entrée.

- Qui est-ce ? demandai-je à Mäx sans regarder dehors.
- Aucune idée.

Je me décida donc enfin à poser mes yeux sur la personne inconnue. C'était un garçon qui avait l'air d'avoir le même âge et la même taille que moi. Il portait un tee-shirt et un baggy tellement larges, que même deux personnes obèses parviendraient à rentrer sans difficulté à l'intérieur. Un bandeau et une casquette cachaient une partie de ses dreads blondes. Pendant quelques secondes, il me dévisagea étrangement. Ses yeux brillaient à la lueur de la lune. Puis un sourire vint illuminer son visage. Mise à part son style qui me déplaisait, il était très beau. Ses traits étaient absolument parfaits. Pendant une seconde, mon c½ur s'emballa. Le visage de cet étranger me parut tellement familier. Je me senti mal. Un son incompréhensible, sortit alors de sa bouche.

- J... Jo...

Mon c½ur s'accéléra lorsque je le vis s'approcher de moi.

- Joyeux anniversaire à toi aussi Bill.

J'ai alors compris. Il me prit dans ses bras et pleura. Ses bras agrippèrent mon dos. On ne m'avait jamais enlacé aussi brusquement. Mes narines s'emparèrent de son parfum si doux. Le contact de son souffle chaud dans mon cou me fit légèrement frissonner. C'est lui, j'en suis maintenant sûr. Je le reconnais. C'est comme dans mes rêves. La sensation de son corps contre le mien m'envahit de bonheur. J'éclata en sanglot. Mes jambes tremblaient violemment. Je n'arrivais plus à me contrôler. Mon c½ur allait exploser d'une minute à l'autre. Un sentiment indescriptible me parcourut. Des larmes de joie coulaient abondamment le long de mon visage. Je n'arrivais pas à y croire. Il était là. Tom. Mon frère jumeau, ma moitié, ma vie, était enfin à mes côtés. Peu importe la façon dont il m'avait retrouvé, l'essentiel, c'était qu'il ne me quitte plus jamais. Je voudrais que l'on reste dans cette position toute notre vie. Le grand vide qui envahissait auparavant mon c½ur sans sa présence, se dissolvait au fil des minutes blottis dans ses bras. J'aimerais le serrer jusqu'à l'étouffer. Je vais enfin revivre. Renaître de mes cendres. Commencer une nouvelle vie. En ce Samedi 1er Septembre 2007, le jour de mes 18 ans, le ciel m'envoya le plus beau cadeau que l'on puisse me faire. Je l'en remercie sincèrement et lui promets que j'en prendrai le plus grand soin.

*

J'ai écrit ce One Shot en l'honneur des 18 ans des Twins. Le début commence plutôt mal, mais se termine bien. Profitez-en car il est très rare que mes histoires se terminent par un "tout le monde est heureux".

[♪] K's Choice - I'm Not An Addict

# Enviado el viernes 31 de agosto de 2007 18:40

Modificado el miércoles 07 de enero de 2009 14:04

[One Shot #2]Naître pour souffrir, mourir pour guérir.

[One Shot #2]Naître pour souffrir, mourir pour guérir.
Un claquement de porte résonne bruyamment. Une clé argentée tourne difficilement dans une serrure légèrement rouillée. Un corps desespéré se laisse tomber. Avachie contre sa porte, une jeune fille pose ses yeux rougis sur ce qui lui appartient. Son lit. Ses objets. Ses habits. Sa chambre lui paraît tellement étrangère et méconnue. Pourquoi tant de posters accrochés sur sa tapisserie ? Pourquoi tant de photos de ces adolescents allemands ? Pourquoi tant de Tokio Hotel écrit aux quatre coins des murs ? Elle ne veut plus voir ces quatre visages qu'elle aime tant. Elle souffre. Elle n'a jamais autant eu mal. Pourtant, il y a deux jours, elle était la plus heureuse. Elle les a vu. En concert. Pour la première fois de sa vie, Bill, Tom, Georg et Gustav étaient devant elle. Comme toutes ces filles, elle a explosé de joie en les voyant arriver sur scène. Elle a chanté sur le son de Durch Den Monsun. Elle a pleuré sur les paroles de Rette Mich. Elle a sautillé aux accords de Der Letze Tag. Elle s'est effondrée sur la mélodie de Spring Nicht. Mais tout ça s'est terminé. Elle ne les reverra plus. C'est du passé. Elle a réellement été heureuse pour la première fois de sa vie dans cette salle de concert. Durant deux heures, elle s'est sentie bien. Seulement deux petites heures. Mais c'est fini. Plus jamais elle ne ressentira cette sensation de bien-être. Un bien-être qui la dégoûte au fond d'elle-même. Elle a honte. Honte d'être fan. Honte d'elle-même. Honte de les aimer de cette façon. Elle se fait pitié. Elle a mal. Ses yeux bleus, lumineux de douleur et de tristesse, semblent complètement perdus. Son regard est vide. Trop de larmes versées, elle ne parvient plus à pleurer. Elle n'en peut plus. Sa tête va exploser. Elle les aime à en crever. C'est stupide. Elle le sait. Chaque jour, elle voit son rêve s'éloignait un peu plus. Ce monde n'est pas pour elle. Le début de la fin approche. Elle abandonne. Une lame froide et tranchante. Elle l'a ressent à peine. Elle avait déjà trop mal. Elle se sent partir. Une sensation d'apaisement l'envahit doucement. Comme si le sang qui s'échappait de son corps dérobait sa douleur. Ses poignets se déversent lentement. Son souffle diminue. Son c½ur ralentit. Ses paupières devenues trop lourdes se referment. Un dernier regard. Un dernier soupir. Elle se laisse tomber. Elle est partie.

*

Je tiens à préciser que je ne suis pas comme ce genre de filles. Je n'ai encore moins de tendances suicidaires. J'ai seulement essayé d'imaginer la douleur que ces filles pouvaient ressentir.

[♪] Foo Fighters - Walking After You

# Enviado el lunes 03 de septiembre de 2007 05:46

Modificado el miércoles 07 de enero de 2009 14:12

[One Shot #3]Du bist alles was ich bin und alles was durch meine Adern fließt. Tu es tout ce que je suis et tout ce qui coule dans mes veines.

[One Shot #3]Du bist alles was ich bin und alles was durch meine Adern fließt. Tu es tout ce que je suis et tout ce qui coule dans mes veines.
Sous l'½il attendri et bienveillant de leur maman, deux garçons âgés de huit ans se trouvaient dans leur parc favori. Ils s'amusaient à se faire peur et à se chamailler. Au bout de quelques minutes, l'un des deux trébucha et tomba lamentablement sur le sol, après avoir tenter d'attraper un papillon. L'autre, affolé, se précipita vers son frère jumeau.

- Bill ça va ?
- ...
- Bill !
- ...
- BILL !!!


Le fameux Bill releva la tête pleine de boue et explosa de rire.

- Pff... t'es vraiment pas drôle.
- Si !!! C'est trop marrant de voir la tête que tu fais. Mais t'inquiètes pas, je me suis pas fait mal de toute façon.
- Mais j'ai eu peur.
- C'est vrai ?
- Oui. J'ai cru que tu t'étais blessé moi. Mais de toute façon je t'aurai sauvé. Et puis je t'aurai soigné.
- Moi aussi j'aurai fait pareil pour toi, Tom.
- Non c'est moi qui dois te protéger. Que moi, parce que je suis le plus grand.
- N'importe quoi. Maman elle a dit que t'étais juste le plus grand de dix minutes.
- Et alors ? C'est quand même moi le plus grand et le plus fort. Donc je dois te protéger. Même si tu as de la boue partout et que tu es tout moche.
- Ben je te ferai dire que toi aussi t'es moche, puisqu'on est deux jumeaux.
- Et ben non. Moi j'ai pas de boue, donc je suis beau. Et en plus, je suis intelligent. Parce que je te ferai dire qu'on dit DES jumeaux et pas DEUX jumeaux.
- Ben oui je le savais déjà.
- Non tu t'es trompé.
- C'est même pas vrai d'abord.
- Si !
- Non !
- Si !
- Non !
- S...


La mère des jumeaux interrompit la querelle de ses deux fils.

- BILL ! TOM ! Il se fait tard, on rentre maintenant.
- Oui... D'accord maman.


Tout en se dirigeant vers sa mère aux côtés de Tom, Bill préoccupé, détourna la tête vers sa moitié et prit la parole.

- C'est vrai que tu me protègeras tout le temps Tom ?
- Ben oui. De toute façon, on passera toute notre vie ensemble. Jusqu'à ce qu'on soit vieux et qu'on ressemble à Papy.
- On vivra ensemble et on ne se séparera jamais ?
- Non jamais.
- Tu me le promets Tom ?
- Je te le promets Bill.


Dix ans plus tard, un soir d'été, ces jumeaux qui s'étaient jurés de ne jamais se quitter, prirent leur voiture en direction de leur boîte de nuit favorite. Mais deux phares aveuglants perturbèrent la tranquillité de la route si sombre et si déserte sur laquelle les frères roulaient depuis un certain temps. Freinage inopiné. Bruit strident. Choc violent. Ils s'étaient fait le serment de ne jamais se séparer. Leurs promesses n'étaient pas seulement des paroles en l'air. Lors de cette douce et belle nuit, deux anges veillant l'un sur l'autre, s'envolèrent main dans la main dans un autre monde. Peu importe l'endroit. Ensemble... à jamais.

*

Exceptionnellement, je n'ai pas mis un proverbe sur cet article. J'ai seulement relevé un extrait de la chanson des Twins. J'espère vous avoir attendri et à la fois touché.

[♪] Tokio Hotel - In Die Nacht

# Enviado el martes 04 de septiembre de 2007 18:52

Modificado el jueves 10 de julio de 2008 16:13

[One Shot #4]Le destin n'est pas écrit, il est ce qu'on en fait.

[One Shot #4]Le destin n'est pas écrit, il est ce qu'on en fait.
Six mois qu'elle se lève le matin en ayant une seule et unique pensée. Six mois qu'elle roule dans sa voiture en direction de la même destination. Six mois qu'elle marche le long de ces grands couloirs blancs. Six mois qu'elle ouvre la porte de la chambre 483. Six mois qu'elle admire désespérément son visage inexpressif. Six mois que son fils est dans le coma.

- Aujourd'hui est une journée particulière mon chéri. Nous sommes déjà Samedi 8 Septembre. C'est ton anniversaire. C'est incroyable de voir à quel point tu grandis vite. Je me souviens encore, il y a un an, lorsque tu fêtais tes 18 ans. Tu étais tellement impatient d'atteindre la majorité. Georg t'avait organisé une soirée absolument parfaite. Je donnerais n'importe quoi pour revoir ce beau sourire qui illuminait ton visage ce soir-là. Tu me manques tellement mon bébé. Je ne cesse de me dire qu'un jour tu te réveilleras. Je te fais confiance. Les gens autour de toi ont besoin de ta présence. Alors ne nous laisse pas tomber Gustav. Je t'interdis d'abandonner. Je sais que tu es capable de résister. Ne me déçois pas mon ange. Si tu savais à quel point je t'aime.
- Bonjour Mme Schäfer.
- Oh... Georg je ne t'avais pas entendu entrer.
- Excusez-moi, je ne voulais pas vous effrayer.
- Non ne t'inquiètes pas, tout va bien.
- Comment va-t-il ?
- Son état est toujours stable d'après l'infirmière.
- Ne vous en faîtes pas, je suis certain que tout rentrera dans l'ordre un jour. Faîtes moi confiance.
- Je veux bien te croire Georg.
- Gustav atteint déjà ses 19 ans aujourd'hui. Qu'est-ce que le temps passe vite.
- Oui tu as raison, je n'en reviens pas. J'aimerais tellement qu'il soit à nos côtés.
- Je soufflerai les bougies pour lui.
- Merci Georg. Gustav a énormément de chance de t'avoir pour meilleur ami. Tu es réellement quelqu'un d'exceptionnel. Saches le.
- Merci beaucoup Mme Schäfer.
- Je t'en prie. Je vais devoir y aller.
- Ne vous inquiétez pas, je veillerai sur lui.


Six mois qu'elle lui parle de tout et de rien. Six mois qu'elle espère le voir ouvrir les yeux. Six mois qu'elle quitte cette pièce aride de vie. Six mois qu'elle retourne sur ses pas. Six mois qu'elle reprend sa voiture dans le sens inverse. Six mois qu'elle s'endort avec l'espoir que demain sera différent. De nos jours, peut-on encore croire aux miracles ? Entre la vie et la mort, sans qu'on ne s'y attende, tout peut arriver. Alors que certains patients décident de partir vers une nuit éternelle, d'autres, après une longue absence, choisissent de rejoindre le monde des vivants. En ce Samedi 8 Septembre 2007, à 22h38, le téléphone de la famille Schäfer a réveillé une mère anéantie, mais encore pleine d'espoir. Son fils, endormi depuis six mois dans un sommeil profond, a enfin fait son choix. Le jour de ses 19 ans, Gustav a décidé d'ouvrir les yeux.

*

Ce One Shot est à l'attention des 19 ans de notre batteur préféré, j'ai nommé Gustav. Sinon, il est vrai que j'ai encore rédigé une des mes rares histoires qui finissent bien. Profitez en.

[♪] Secondhand Serenade - Your Call

# Enviado el viernes 07 de septiembre de 2007 19:18

Modificado el jueves 10 de julio de 2008 16:13